Tout commence par... mon licenciement

Auteur: By Vanessa Uyttenhove
Temps de lecture: 3min

Mai 2008, la crise financière touche la petite agence de marketing où je bosse. Je fais partie des 10 employés remerciés. Quel coup de pied salutaire !

Mes projets, mes envies

Faisons le point. Dans quoi je suis douée ? De quoi ai-je vraiment envie ? Les réponses à mes questions arrivent assez vite. Verdict : je veux me spécialiser dans l’écriture (NDLR : pas illogique pour une journaliste de formation). J’aimerais être indépendante. Et en septembre, je vais commencer cette formation de professeur de yoga qui me taraude depuis des mois. Pas de stress, mon préavis me garantit une petite réserve financière.

Le pied à l’étrier

Mon conjoint a sa propre société. Il me propose un bon deal : c’est lui qui facturera mes prestations de copywriting au nom de sa société. En échange, il me paiera un “salaire”. Au niveau des statuts, pas de problème : la société est habilitée pour tout ce qui concerne le marketing et la communication. Via mon réseau, j’arrive sans trop de peine à décrocher des petits jobs d’écriture. Pas de quoi en vivre mais je ne suis pas pressée.

Une opportunité servie sur un plateau

Début décembre, coup de fil décisif : le responsable d’une agence de communication me contacte. Il cherche d’urgence un collaborateur à plein temps pour coordonner le lancement d’un nouveau magazine. C’est une amie qui m’avait recommandée. On se rencontre pour discuter du job. Les attentes collent des deux côtés. Et en plus, il accepte de m’engager sous le statut d’indépendante. Arrive alors la question du salaire. Et une proposition chiffrée.

Prestations en tant que conjoint aidant

Les aspects financiers n’étant pas du tout mon point fort, mon conjoint m’aide. On établit un tableau Excel : à gauche la rémunération brute qu’on me propose, à droite ce qu’il va falloir sortir tous les mois : lois sociales, remboursement de ma voiture, ma partie de l’emprunt hypothécaire et les charges pour la maison. Bingo. Le 2 janvier 2009, je m’affilie comme indépendante à titre principal en tant que “conjoint aidant” (dans la société de mon conjoint). Du coup, tout ce qui concerne la gestion (bilan, déclaration de TVA, impôts société, etc.), c’est lui qui le prend en charge.

Mon n° d’entreprise en deux temps trois mouvements

Janvier 2010, séparation. Je ne peux plus travailler dans la société de mon conjoint. Son fiscaliste m’explique les démarches à entreprendre. Première étape : obtenir mon n° d’entreprise commerciale en personne physique. Une amie (la même qui m’a inscrite comme indépendante un an plus tôt) se charge d’introduire ma demande auprès de la BCE (Banque-Carrefour Entreprises).

Les codes Nacebel, c’est quoi ?

Ensemble, on coche les codes Nacebel (nomenclature officielle décrivant le type d’activité qu’une entreprise va exercer) en lien avec mon job de journaliste-copywriter. Quant aux aptitudes entrepreneuriales requises pour créer une société, mon diplôme universitaire offrait la garantie suffisante. Un nouveau chapitre de ma vie s’ouvrait… indépendante en 100% solo !