L’attitude qui convient ou simplement un beau CV ? Les cinq signaux à capter pendant l’entretien d’embauche.

Auteur: Julie, coach RH pour PME de Partena Professional
Temps de lecture: 5min

Vous vous préparez à sélectionner de futurs collaborateurs ? Il est normal que vous fassiez preuve de prudence. Car si le choix du candidat adéquat relève de votre responsabilité, vous devrez prendre une décision importante et consentir de sérieux investissements. En fin de compte, la formation et le développement du nouveau collaborateur coûteront cher, en temps comme en argent.

Vous comparez les CV de vos candidats en gardant un œil sur la description du profil recherché. Mais pour réussir un recrutement, il ne faut pas se cantonner aux postulants qui correspondent à 90 % à ce fameux profil. Au contraire… Car l’attitude du candidat ne se reflète pas toujours dans un CV. Cette fois, vous n’avez aucun doute ? Sur papier, tout a l’air parfait ? Si c’est le cas, faites attention aux signaux ci-après. Vous pourrez les repérer uniquement lors d’un premier entretien d’embauche.
 
Cinq signaux à détecter. Si vous les décelez chez certains candidats, excluez-les d’emblée.
 
1. Les candidats qui ont une belle histoire à raconter
Ce qu’ils racontent paraît parfait. Mais est-ce la vérité ? Voici comment identifier les candidats qui maquillent un peu trop la réalité ou qui masquent la vérité.

  • Les menteurs ont quelque chose à cacher. Ils ne veulent pas s’exposer. Généralement, ils tiennent leurs mains devant leur visage, détournent le regard ou clignent des yeux plus souvent que la normale.
  • Un menteur parle plus lentement qu’une personne spontanée, pour s’assurer de ne commettre aucune erreur, de ne pas se contredire et de faire un récit cohérent. Il jette généralement un œil sur l’autre personne et ne lui répond pasaprès.
  • Par ailleurs, un menteur commence souvent à se gratter sans préavis, sous le coup d’une « soudaine démangeaison », une manœuvre pour détourner l’attention de son visage.
  • Sueur et rougeur sont aussi censées trahir le menteur, mais tenez compte du contexte : un jeune diplômé peut être tout simplement nerveux. Néanmoins, croyez toujours le candidat, jusqu’à preuve du contraire.

2. Les candidats qui disent du mal de quelqu’un ou de quelque chose
Parce qu’ils se prennent pour the smartest kid in the room.
If you are the smartest kid in the room, it’s not your room. Il y a toujours quelque chose à apprendre, quelle que soit la situation. Si le candidat était le plus intelligent de son ancien groupe, il occupait une position facile, ou il se trouvait dans sa zone de confort. Qu’il veuille continuer de déployer ses talents et qu’il soit arrivé chez vous à la recherche d’un nouveau défi ou d’une nouvelle fonction est un élément positif. Mais cela ne lui donne pas le droit de se montrer condescendant ou de dire du mal de ses expériences passées ou de ses anciens collègues.
 
3. Les candidats qui disent du mal de quelqu’un ou de quelque chose
Parce que le courant ne passait pas avec leurs collègues ou avec leur employeur.
Il est impossible en effet d’être sur la même longueur d’onde que toutes les personnes que l’on rencontre. Tant mieux si le candidat veut améliorer sa situation et espère trouver chez vous un environnement de travail qui lui plaira. Mais nul n’a le droit de présenter son ancien employeur ou ses anciens collègues sous un mauvais jour. « Ne mords pas la main qui te nourrit », dit le proverbe. Personne n’est obligé de travailler quelque part, d’être rémunéré et d’acquérir de nouvelles connaissances. Il s’agit chaque fois d’un choix personnel.
 
Et si le candidat est tellement intelligent, pourquoi n’a-t-il pas pu résoudre ou surmonter le problème ? Une personne qui dit du mal des autres en dit surtout long sur elle-même. Et qui a envie d’être la mauvaise langue, l’éternel plaignant ou le semeur de zizanie de l’équipe ?

4. Les candidats qui possèdent uniquement les hard skills requises
Les hard skills, tous ceux qui le veulent peuvent les acquérir. Les soft skills aussi peuvent être développés, mais cela prend du temps. En premier lieu, une personne possède ou ne possède pas un soft skill. Quelle est la personnalité de votre candidat ? Est-ce une valeur ajoutée pour l’équipe ? Vous recherchez quelqu’un qui est capable de réfléchir dans une perspective de résolution de problèmes et qui communique avec aisance ? Ne perdez pas de temps et sélectionnez le candidat qui possède ces traits de caractère. Les acquérir prendra trop de temps. Par contre, ce candidat si sympathique doit peut-être encore apprendre à maîtriser un programme informatique. Ne basez pas votre choix sur ce critère.
Suivez votre intuition.

5. Les candidats qui ne se sont pas correctement préparés
Vous allez évidemment choisir une personne qui respecte l’étiquette relative aux entretiens d’embauche, ce qui indique qu’elle s’intéresse sincèrement à la fonction.

  •  Le bon candidat fait une première impression inoubliable parce qu’il a une apparence soignée, qu’il arrive à l’heure et qu’il fait montre d’une égale politesse vis-à-vis du réceptionniste que du responsable.
  •  Un candidat motivé veut tout savoir sur ce qu’il se passe au sein du secteur, de l’entreprise et de la fonction et s’est donc bien préparé avant l’entretien.
  •  Un bon candidat ne parle pas uniquement de lui. Il pose beaucoup de questions pour vérifier si le travail est fait pour lui et si cette compatibilité résistera à l’usure du temps.

Le processus de sélection n’a rien de simple. Faites attention à ne pas vous laisser prendre au piège des préjugés. Faites preuve de vigilance et établissez une distinction entre ce qui figure sur papier et le comportement d’une personne. Bonne chance pour vos entretiens !
 

 

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