HR Tech: équilibre entre automatisation et expérience utilisateur

Auteur: Partena Professional (HR Tech: équilibre entre automatisation et expérience utilisateur)
Temps de lecture: 5min

“La technologie doit rester un moyen et non une finalité. Le défi est de trouver le bon équilibre pour assurer une expérience candidat.e sans compromis.” 

De plus en plus de technologies émergent pour optimiser la gestion des ressources humaines. Trop pour y voir clair? Si la transformation numérique des départements RH est une nécessité, Zoubida Belhoussine, Head of HR chez everis, aspire à une convergence des outils. Discussion autour de la HR Tech et de l’expérience collaborateur.trice. 

Recrutement, gestion des talents, formation, automatisation, Big Data, intelligence artificielle: la HR Tech est en plein essor. On ne compte plus les start-up qui innovent au sein de cet écosystème, reflet de la transition numérique dans laquelle nos entreprises s’inscrivent avec beaucoup de volonté. “Pour nous, la situation est encore plus particulière puisque la transformation digitale relève de notre core business”, souligne Zoubida Belhoussine, Head of HR chez everis (Groupe NTT DATA). “J’ai la chance de pouvoir faire développer une partie de mes outils en interne.” 

L’automatisation à votre service 

Zoubida Belhoussine se souvient de l’époque où elle passait des heures à consolider des fichiers Excel dans le cadre de la gestion des promotions internes. Une tâche chronophage qui appartient au passé depuis qu’elle dispose d’un outil d’automatisation créé sur mesure par le département IT. “Aujourd’hui, je charge mes données au préalable et l’application fait le reste grâce à une bonne dose de business intelligence. Ça change une vie!” 

Le numérique a néanmoins ses limites. Chez everis, on n’imagine pas un instant laisser le digital prendre la main sur l’intégration des nouveaux collaborateurs, par exemple. Et encore moins sur certaines phases du recrutement. “Notre CRM reste bien sûr notre meilleur allié, mais pour le reste, c’est avant tout un jeu de séduction dans une guerre des talents assez rude”, précise Zoubida Belhoussine. “La technologie doit rester un moyen et non une finalité. Le défi est de trouver le bon équilibre pour assurer une expérience candidat.e sans compromis.” 

Data et trajet de carrière 

Pour everis, la solution est un cocktail d’outils home made et externes. La HR Tech n’est pas réservée au département RH, bien entendu: elle est au service de toute l’entreprise et surtout des collaborateurs. “Notre intranet est la plaque tournante de notre communication vers nos 160 employés et 350 consultants. L’information est ciblée en fonction du profil de l’utilisateur. Pour le Staffing, les processus sont complètement automatisés et garantissent un aperçu par consultant.” La Head of HR insiste au passage sur les performances de la BI: “Le croisement de données nous offre d’accompagner de manière précise les collaborateurs dans leur trajet de carrière. Finalement, c’est ça qui compte.” 

Et quand arrive le moment de réaliser les évaluations au sein d’everis, la HR Tech prend toute sa valeur ajoutée, selon Zoubida Belhoussine. Grâce en partie à l’IA, le collaborateur dispose d’un outil capable de suggérer les formations adéquates en fonction des performances. “Un lien direct est établi avec notre propre catalogue de formations. Chaque collaborateur dispose également d’un accès à LinkedIn Learning qu’il consulte et applique à son rythme dans le cadre de sa fonction et de ses objectifs dans la société.” 

Vous avez dit guichet unique? 

Zoubida Belhoussine l’avoue, elle reçoit plusieurs contacts commerciaux par jour de la part de start-up ou d’acteurs plus mûrs de la HR Tech. Une chose est certaine, celui qui pourra lui présenter un outil ‘all-in-one’ sera accueilli avec un tapis rouge. “Les systèmes sont encore trop pensés en silos. Sauf peut-être les outils de mon secrétariat social qui offrent de nombreuses possibilités d’interfaçage. De manière plus globale, je rêve d’un guichet unique qui nous déleste vraiment des tâches automatisables et nous permette de nous reconcentrer sur notre cœur de métier, l’humain. Car Rabelais a bien raison: science sans conscience n'est que ruine de l'âme.” 

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