Étudier et entreprendre: mon statut d’étudiant-indépendant

Auteur: Partena Professional (HR-service provider)
Temps de lecture: 4min

Ne pas attendre la fin de ses études pour démarrer sa propre activité: 8.000 jeunes ont d’ores et déjà été séduits par le statut d’étudiant-entrepreneur depuis 2017. Si les régimes fiscal et social avantageux représentent des arguments de poids, Alexandre Bury y voit aussi l’occasion de combiner ses études de marketing avec l’activité de sa jeune agence de marketing digital.

Alexandre Bury a entamé la deuxième année de son bachelier en marketing à l’EPHEC. En parallèle, il vient de monter sa propre agence de marketing digital, Expans Digital.

“Cette combinaison est parfaite car mon quotidien d’entrepreneur est en lien direct avec mes études”, souligne-t-il. “C’est l’une de mes connaissances qui m’a mis sur la piste de ce statut sans lequel je ne pourrais pas réaliser mes ambitions de manière encadrée.”

“Durant les trois premières années, je paie une cotisation sociale provisoire forfaitaire de seulement 79 euros par trimestre.”

Alexandre Bury, étudiant-entrepreneur

Régimes fiscal et social avantageux

Grâce au statut d’étudiant-indépendant, Alexandre Bury conserve ses droits aux allocations familiales et ne paiera pas de cotisations sociales, à condition que son chiffre d’affaires ne dépasse pas 6.996,89 euros par an. 

Au-delà de ce plafond, le régime reste toutefois avantageux. “Durant les trois premières années, je paie une cotisation sociale provisoire forfaitaire de 79 euros par trimestre”, pointe Alexandre Bury. “Un montant supportable à un moment où je risque encore de me tromper. D’ici peu, je profiterai également de l’accompagnement et des conseils de mes professeurs.”

Un statut bien délimité

Seuls les étudiants âgés de 18 à 25 ans et inscrits régulièrement dans un établissement de l’enseignement belge (ou étranger) sont éligibles au statut d’étudiant-indépendant. Outre des formalités simplifiées auprès d’un guichet d’entreprises, l’étudiant doit s’affilier à la caisse d’assurances sociales pour travailleurs indépendants de son choix. Toutefois, l’affiliation doit être effective avant le début déclaré de l’activité. “Dans mon cas, le volet administratif n’a pas été le plus contraignant. Le seul obstacle était les compétences en gestion de base, directement liées au statut d’indépendant mais impossibles à acquérir en tant qu’étudiant. La solution fut de nommer mes parents gestionnaires.”

Une question d’organisation

Étudier et entreprendre ne sont pas des notions incompatibles mais cela demande une certaine organisation et des aptitudes en termes de gestion du temps. Si Alexandre Bury reconnaît ne pas avoir de très longues nuits de sommeil, sa motivation paraît sans limite: “Le dimanche, je prépare ma semaine. J’équilibre le contenu de mon agenda entre études, entreprise et vie privée. Je puise pas mal d’énergie dans mon entourage direct, qui m’accompagne et m’offre le soutien dont j’ai besoin.”

Trouver des clients

Le jeune entrepreneur avait néanmoins sous-estimé l’aspect “prospection des nouveaux clients”. “Cela ne s’apprend pas sur les bancs de l’école, il faut donc apprendre sur le tas et persévérer. Dans mon cas, LinkedIn reste un bon canal et je n’hésite pas à pousser la porte des commerces de ma région. Sans oublier le fameux bouche-à-oreille. Après quelques mois, je compte déjà dans mon portefeuille de clients une fiduciaire, une agence de jeux de divertissement, un resto et quelques magasins de vêtements.”

Indépendant ou salarié?

Après ses études, Alexandre Bury devra décider s’il continue son aventure d’entrepreneur et si le statut d’indépendant est la voie à suivre. “Bien que je ne sois pas issu d’une famille d’indépendants, l’autonomie et la flexibilité dont bénéficie ce statut m’attirent depuis toujours. Je constate aussi que le statut de salarié n’offre qu’une sécurité relative. En tout cas, je ferai tout pour réussir.”
 

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