Entreprendre à New York: Yves Michiels a testé et approuvé

Auteur: Partena Professional (HR Service Provider)
Temps de lecture: 4min

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Acteur dans l’âme, c’est pourtant le tempérament d’entrepreneur d’Yves Michiels qui a repris le dessus pour le plus grand plaisir des fans de cuisine et de bières belges à New York. Rencontre dans les coulisses de ses bars-restaurants.

Serial entrepreneur, comédien et optimiste indécrottable. Si un jour vous passez à New York, n’oubliez pas de pousser la porte des deux restaurants d’Yves Michiels, BXL Cafe et BXL Zoute. Si vous ne le retrouvez pas à l’intérieur, vous serez accueilli par le manager des lieux. Il ne faudra pas attendre longtemps pour qu’Yves soit de retour sur sa légendaire Vespa rouge. Il jongle avec sa famille, ses rendez-vous business et les interviews de candidats. “Déléguer, c’est la clé du développement”, avance-t-il. “J’aime travailler avec des gens qui démontrent leur volonté de consacrer l’énergie nécessaire au bien-être de nos enseignes. Et à partir de là, je stimule l’intrapreneuriat.”

Un self-made-man de Bruxelles à NYC

Yves Michiels est diplômé du Cours Florent à Paris. Son professeur avait vu juste en lui disant qu’il correspondait plutôt au système new-yorkais… “Par la suite, je jouais dans des séries belges tout en tenant un bar au centre de Bruxelles. Pourtant, au fond de moi, je savais que mon avenir m’attendait à New York.” En 1997, ses ambitions de comédien l’amènent enfin jusqu’à la Big Apple. Mais avant de vraiment pouvoir poser les pieds sur une scène, Yves Michiels gagne sa vie dans l’horeca. “The Markt et La Petite Abeille sont les enseignes belges où j’ai tout appris.”

Moules frites et bières à Times Square

Yves Michiels n’est pas issu d’une famille d’indépendants. Le vrai déclencheur a certainement été son épouse, fille de restaurateur à New York. “L’entrepreneuriat est bien sûr une affaire de persévérance. BXL Cafe est mon premier restaurant, né en 2004. Puis j’ai créé BXL East et BXL Zoute. Pourquoi l’abréviation BXL? Parce que Bruxelles est le point commun de tous les Belges!” Même si le deuxième restaurant de Midtown a fermé ses portes, l’ADN du concept reste bien présent: “Un vrai mix entre restaurant et bar, dans lequel l’ingrédient de la convivialité prend toujours le dessus. Croquettes aux crevettes, moules à volonté, une centaine de bières belges: je mise sur l’approche la plus traditionnelle possible. Voilà les clés de mon succès.”

Vous avez dit ressources humaines?

La “ville qui ne dort jamais” comptait pas moins de 26.000 bars et restaurants avant la crise sanitaire. Si le réveil est dur pour l’horeca, Yves Michiels n’a jamais abandonné sa positivité. “Entreprendre, c’est savoir rebondir. Et c’est aussi savoir gérer ses ressources humaines. Nos collaborateurs sont souvent des gens dont la valeur principale demeure la liberté. Pas toujours facile, donc, de construire une relation de long terme… Nos entreprises sont de plus en plus soumises à des règles qui brident notre flexibilité. Sans parler des coûts salariaux: si un collaborateur me coûtait 2,65 dollars de l’heure à mes débuts, aujourd’hui j’en sors 15 de ma poche.”

Bruxelles vs New York

Entreprendre à NYC ou à Bruxelles? Yves Michiels avoue qu’il n’y a pas réfléchi. Selon lui, trop de réflexion tue l’action. “Il ne faut pas s’attarder sur les statistiques qui parlent de 80% de bars-restaurants fermés dès la première année de leur création. Non, j’ai surtout été inspiré par d’autres entrepreneurs et restaurateurs qui m’ont donné confiance. Sans prétention, je pense pouvoir dire que je suis désormais une source d’inspiration pour d’autres jeunes entrepreneurs à New York.”

Next steps

Digitalisation oblige, il numérise et automatise un maximum de processus internes, ce qui devrait lui permettre d’encore mieux gérer son entreprise via des tableaux de bord. “Mesurer, c’est anticiper. Et je n’ai pas peur de dire que la maximisation des profits reste un objectif. Travailler dur et s’amuser, ce n’est plus assez. Il faut optimiser.” Ceci étant dit, l’horeca n’est pas (et ne sera jamais) le seul terrain de jeu d’Yves Michiels. Son prochain projet est un glamping (contraction de “glamour” et de “camping”, NDLR) dans les hauteurs de New York. Et il garde son rêve ultime dans un coin de sa tête: un breakfast-bar au Costa Rica. “Comme beaucoup d’entrepreneurs, j’aime bien me lever tôt”, conclut-il en riant.

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