En quête d’une culture d’entreprise saine ? Découvrez nos 5 remèdes contre les absences pour maladie

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Quel phénomène se cache derrière les absences pour maladie ? Et comment le dépister ? Ou mieux encore : comment prévenir et lutter contre les absences pour maladie ? 5 remèdes pour les managers proactifs.

Maladie = interruption

 

Votre mission de manager ? Prendre soin de la santé de vos collaborateurs. Parce qu’un travailleur qui s’absente pour maladie entraîne toujours de la discontinuité dans vos projets, que vous le remplaciez ou non : soit une partie du travail continue de s’accumuler, soit il vient encombrer l’agenda de collègues spécialistes d’autres matières. Bref, il y a fort à parier 1) que le travail ne sera pas effectué correctement 2) que la charge de travail qui pèse sur vos collaborateurs s’alourdisse à un point tel qu’eux aussi finiront par s’absenter pour maladie.

Les causes de l’absence pour maladie

 

Bien sûr, il arrive à tout le monde de s’absenter en raison d’une pathologie physique tout à fait courante. Je me concentre plutôt sur les absences pour maladie d’ordre psychologique, causées par trop de responsabilités assumées sans avoir la possibilité de prendre la moindre décision, le manque de reconnaissance ou d’échanges clairs avec un supérieur, le harcèlement ou la monotonie.

Remède n°1 : dépistez les symptômes chez vos collaborateurs

 

Comment reconnaît-on un collaborateur au bord de l’arrêt maladie ?

Soyez attentif aux signaux suivants :

  • Souvent absent pour maladie
  • Présente souvent des signes de stress
  • Sensibilité accrue
  • Prend rarement des pauses
  • Semble avoir perdu sa vision globale
  • Est présent, mais moins impliqué
  • Semble épuisé
  • Présente des difficultés de concentration

Remède n°2 : organisez un entretien individuel

 

L’un de vos collaborateurs présente au moins deux de ces symptômes ? Dans ce cas, organisez un entretien individuel et recherchez des solutions ensemble.

N’hésitez pas à poser des questions telles que : comment ça va ? Comment te portes-tu ? Quelque chose a changé dans ta vie privée, récemment ? As-tu besoin d’un coup de pouce temporaire pour effectuer ton travail ? Comment te sens-tu au travail ? Comment te sens-tu au sein de ta nouvelle équipe ? De quoi manque ta fonction, selon toi ? On vous dit comment gérer différentes personnalités ici.

Remède n°3 : plus d’échanges = plus de soutien

 

Un collaborateur qui doit trouver toutes ses ressources par lui-même est un collaborateur plus stressé et confronté à une plus grande charge de travail. Conclusion : maintenez suffisamment le contact et prévoyez des moments d’échange au sein de votre équipe ou de votre département. Vous pourrez opter pour une entrevue hebdomadaire avec un responsable, un collaborateur sympa de l’équipe ou pour le mentorat (à condition de composer un duo efficace !).

Remède n°4 : consultez vos statistiques

 

Conservez des statistiques afin de tenir votre taux d’absentéisme à l’œil. Comparez les chiffres relatifs aux congés de maladie par personne et par équipe, par mois, par saison ou par an. N’hésitez pas à les comparer aux moyennes d’autres entreprises ou organisations. Not for shaming or blaming. Mais pour repérer d’éventuels schémas, en tirer des enseignements et modifier ce qui doit l’être.

Remède n°5 : apprenez à être fier du travail accompli, même en cas d’absence de longue durée

 

Réapprenez à vos collaborateurs l’art d’être fiers de leur travail. Même les malades de longue durée ne souhaitent pas être réduits au rôle de « collègue fantôme ». Il est souvent possible de réintégrer des malades de longue durée en adaptant leurs tâches ou en réduisant leur horaire. Qu’ils soient malades ou pas. Réapprenez à vos collaborateurs à être fiers de leur travail en leur accordant un peu plus d’autonomie et de liberté.

Les travailleurs fiers de leurs résultats, de leurs produits ou de leurs services sont souvent plus impliqués dans l’ensemble du processus. Vos collaborateurs sont-ils fiers du travail réalisé lors d’une phase ultérieure ou auprès d’un département qui ne les concerne pas ? Sont-ils tout aussi enthousiastes ? Si ce n’est pas le cas, vos collaborateurs ont-ils l’opportunité de conseiller ou de guider les collègues chargés de prendre le relais ? Pouvez-vous améliorer la collaboration existante ? Se poser ces questions, c’est contribuer au bien-être de l’entreprise. Parce que des collaborateurs fiers de leur travail sont fiers de leur société.

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