Capital de départ pour votre entreprise

Auteur: Partena Professional (Legal expertise)
Temps de lecture: 5min

La recherche d’un capital de départ sera probablement le plus grand obstacle que vous rencontrerez lors du lancement de votre entreprise. Comment vous y prendre ? Vers qui vous tourner pour l’obtenir ? Saviez-vous que la mise à disposition d’un capital de départ ne constitue pas une obligation légale pour toutes les formes de société ? Partena Professional vous guide dans votre démarche pour devenir indépendant et répond à toutes vos questions.

Avez-vous besoin d’un capital de départ pour lancer votre entreprise ?

Dans la plupart de cas, le démarrage d’une entreprise s’accompagne de la constitution d’un capital de départ déterminé. Selon la forme de société choisie, vous avez besoin d’un certain montant. Les différentes formes de sociétés peuvent être classées en deux grands groupes :

  • Pour le premier, il n’existe aucune obligation légale de disposer d’un capital de départ.

  • Pour le second, un capital de départ est requis.

Il est important de savoir qu’un capital de départ n’est pas obligatoire légalement pour certaines formes de société mais qu’il est fortement recommandé ! Vous pourrez ainsi l’utiliser en tant que réserve en cas de coup dur.

Les formes de sociétés pour lesquelles aucun capital de départ minimum n’est requis

  • Société en nom collectif (SNC)

  • Société en commandite simple (SCS)

  • Société en commandite par actions (SCA)

  • Société coopérative à responsabilité limitée (SCRL)

  • Société coopérative à responsabilité illimitée (SCRI)

  • Association sans but lucratif (ASBL)

Les formes de société pour lesquelles un capital de départ minimum est requis

  • En ce qui concerne les autres formes de société, la situation est un peu plus complexe. Dans le cas d’une société privée à responsabilité limitée (SPRL), le capital de départ s’élève à 18 550 € minimum. Cette société se décline dans une autre forme spécialement axée sur les starters : la S-SPRL. Celle-ci s’adresse aux starters qui ne disposent pas de moyens suffisants pour constituer une société. Théoriquement, le capital de départ minimum d’une S-SPRL se situe entre 0 € et 18 550 €.

  • En règle générale, la société anonyme (SA) est la forme choisie pour les entreprises de plus grande taille ou pour les PME. Son capital de départ est beaucoup plus élevé : il faut disposer d’au moins 61 500 €. 

Quelles sont les différentes possibilités de financement pour votre capital de départ ?

Fonds propres

Pour constituer le capital de départ de votre entreprise, vous pouvez toujours puiser dans votre épargne personnelle. L’avantage de l’utilisation de fonds propres est de vous éviter un remboursement mensuel. Sans parler des intérêts éventuels qui viennent s’y ajouter. Par ailleurs, un capital de départ constitué à partir de son propre portefeuille suscite une certaine confiance de la part d’investisseurs potentiels. Il est néanmoins important que vous ne mettiez pas tout votre argent dans votre entreprise et ne restiez pas sans réserve. Mieux vaut garder une tirelire pour les cas d’urgence. Investissez en moyenne entre 20 et 40 % de vos fonds propres dans votre entreprise.

Si votre propre portefeuille ne vous permet pas de financer votre capital de départ, vous pouvez toujours vous tourner vers des amis ou de la famille. Ceux-ci peuvent, par exemple, conclure avec vous un "prêt win-win". Ce type de financement vous permet d’emprunter 50 000 EUR maximum et, en échange, votre ami ou membre de votre famille bénéficie d’une réduction d’impôts annuelle de 2,5 % sur le montant prêté. Si le prêt n’est pas remboursé après 8 ans, il peut déduire fiscalement le montant restant dû à titre unique et récupérer ainsi jusqu’à 30 %.

Subsides

Qui sait, peut-être pouvez-vous bénéficier d’une aide de l’État ou de certains subsides ? Cela vaut vraiment la peine de vous pencher sur la question. De nombreux subsides spécifiques sont prévus pour chaque secteur. Il en va probablement de même pour celui dans lequel vous exercez votre activité. Le site web du Cadastre des subsides présente un récapitulatif pratique comprenant une base de données des subsides.

Emprunts

Comme nous l’avons déjà expliqué, la meilleure solution est d’investir 20 à 40 % de vos fonds propres dans votre capital de départ. Mais qu’en est-il des 80 à 60 % restants  ? Vous pouvez toujours vous adresser à votre banque. Elle calculera le montant que vous pouvez emprunter en se fondant sur quelques conditions. En voici quelques-unes.

  • Risque : plus le risque de l’investissement est élevé, plus la banque aura de difficultés à vous octroyer un prêt ou plus votre apport propre devra être élevé.

  • Garanties : les garanties ne peuvent évidemment jamais remplacer entièrement votre contribution financière personnelle, mais elles réduisent néanmoins le risque pour la banque.

  • Capacité de remboursement : vous calculerez avec votre banque le montant à rembourser mensuellement. Plus l’excédent qu’il vous restera chaque mois sera élevé, plus il y aura de chances que la banque approuve votre emprunt.

  • Business plan : plus votre business plan est solide et détaillé, plus il y a également de chances que la banque approuve votre emprunt.

Microcrédit

Le microcrédit est un emprunt d’un petit montant qui constitue souvent une alternative pour les entrepreneurs qui n’ont pas accès aux prêts bancaires classiques.

Investisseurs

Vous pouvez toujours vous mettre en quête d’associés ou d’actionnaires disposés à investir de l’argent dans votre entreprise. Comme nous venons de l’expliquer : plus le business plan que vous soumettez à vos investisseurs est solide, plus ils seront enclins à investir effectivement.

Financement participatif

Le financement participatif (ou crowdfunding en anglais) acquiert une popularité croissante. Dans le cadre de cette formule, plusieurs investisseurs offrent ou investissent de petits montants dans une entreprise via une plate-forme en ligne, et ce en échange d’actions, d’obligations ou du produit (encore à développer). Le portail belge de l'économie du partage présente un récapitulatif pratique de toutes les plates-formes de financement participatif possibles

 

 

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